dimanche 2 octobre 2016

Dimanche 16 mars 2008 : Canal de Briare – St-Maurice-sur-Aveyron.

A 9h30, je quitte les lieux en même temps que Viviane. Je reprends ma progression sur le GR 13 le long du canal de Briare. Une passerelle sur le Loing, par où devait bifurquer le sentier selon la carte de randonnée au 25000ème, est en lambeaux, impraticable. Le balisage  m’entraîne en un long détour le long du canal jusqu’à Montbouy avant de franchir le Loing et de remonter vers le nord par le hameau des Lorrains, pour récupérer l’ancien itinéraire à la croix de la Garde.
Le sentier se poursuit dans les cultures du Gâtinais. Là, retentissent les trilles mélodieux de l’alouette des champs suspendue dans le ciel, avant que l’oiseau ne se laisse choir dans la prairie.
Un soleil timide part en lambeaux. Des giboulées bruineuses prennent le relais.
Le GR 13 abandonne l’orientation générale nord-sud qu’il suivait depuis son origine pour se diriger maintenant vers l’est.
Par un détour à travers champs, je franchis sur une passerelle l’Aveyron (oui, on est bien dans le Loiret !) et je traverse La Chapelle-sur-Aveyron.
Maisons à pan de bois ou aux encadrements de briques rouges.
Le pan de bois hourdé de torchis, sur solin de rognons de silex ou de briques, a été le matériau de construction des bâtiments ruraux en Sologne, en Puisaye, dans le Perche, en Gâtinais et dans le Pays Fort jusque vers 1840. A partir de cette date, la brique s'est généralisée.
A la sortie du village, je passe à nouveau un gué doublé d’une passerelle, pour entrer dans un hameau en partie ruiné en cours de réhabilitation. Un détour boueux à travers champs me mène au lieu-dit Gué Pinard puis une petite route au Grand Carrouge. A partir de là, un petit chien m’accompagne sous la pluie et les bourrasques pendant deux kilomètres et ne semble pas vouloir me quitter. Lorsque je retrouve le Boxer à Bel-Air, à l’entrée de Saint-Maurice-sur-Aveyron, le chien me perd de vue, me cherche un moment puis rebrousse chemin d’un air résigné.
Il est 12h30. Nous mangeons dans le fourgon. Je fais une petite sieste.
Le mauvais temps ne m’engage pas à continuer.

Nous rentrons alors à Saint-Fargeau. On s’est rapproché : il ne reste plus qu’une demi-heure de trajet.

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